Catégorie : Conférences-2026

  • Dans l’intimité de la symbiose plantes/bactéries

    Conférence proposée par Christian Rapez du Lycée Charlemagne Carcassonne

    Programmée le dimanche 5 avril à 15h.
    Durée : 30 minutes

    La fixation du diazote atmosphérique par les bactéries du sol et en particulier celles du genre Rhizobium constitue de loin le principal moyen naturel d’intégrer cet élément indispensable à la vie aux molécules organiques.

    Certaines familles végétales, en particulier les fabacées, profitent ainsi de ce processus dans le cadre de symbioses complexes.

    L’objectif de cette présentation sera de démontrer l’intérêt du phénomène, d’en présenter les processus biochimiques impliqués dans l’état actuel des connaissances et de comprendre pourquoi et comment le prendre en compte dans notre gestion des espaces.

  • Les pollinisateurs de la Centaurée de la Clape

    Conférence proposée par Benoît Sauphanor de la LPO Occitanie DT Aude

    Programmée le dimanche 5 avril à 16h.
    Durée : 30 minutes

    La Centaurée de la Clape (Centaurea corymbosa) est une plante endémique confinée aux escarpements rocheux du massif de la Clape, habitat qui se restreint en raison de la fermeture du milieu. Son faible taux d’autofécondation la rend très dépendante des insectes pollinisateurs.

    Nous basant sur le protocole du réseau SPIPOLL nous avons cherché à identifier les insectes visitant les capitules de C. corymbosa pendant les périodes de floraison de 2024 et 2025. Une quarantaine de taxons sont observés, mais deux seuls sont présents très régulièrement : les oedemères (Coleoptères Oedemeridae), qui stationnent longuement sur les capitules et les osmies (Hyménoptères Mégachilidae), très mobiles et visitant successivement de nombreux individus de C. corymbosa.

    Plusieurs autres Apoides sont présents comme les lasioglosses (Hyménoptères Megachilidae), en effectif moindre mais contribuant aussi au transfert de pollen. Le seul Lépidoptère régulièrement observé est le tityre (Nymphalidae). Les Diptères pollinisateurs, dont les syrphes, sont singulièrement absents. Quelques espèces anthophages sont également relevées, ainsi que des espèces prédatrices ou parasites de pollinisateurs.

    La plupart des taxons pollinisateurs observés sont polylectiques, dépendants donc de l’abondance et de la diversité florale. Le maintien d’espaces ouverts hébergeant ces peuplement floraux à proximité des falaises de la Clape et sur des corridors reliant les différentes stations de C. corymbosa est à prioriser pour assurer la survie de l’espèce.

  • Contribution à la connaissance de la bryoflore de l’Aude

    Conférence proposée par Benjamin Gilbert de la Fédération Aude Claire

    Programmée le dimanche 5 avril à 14h30.
    Durée : 30 minutes

    A l’automne 2025, la Fédération Aude Claire s’est associée à une dynamique de prospection de la bryoflore du département de l’Aude.

    Ces inventaires ont mis en évidence le fort potentiel du territoire, tant par la diversité des habitats que par la richesse d’une bryoflore encore peu documenté et pourtant bonnes bio-indicatrices des milieux. Cette dynamique se pérennise aujourd’hui à travers l’Association Française de Bryologie, qui anime régulièrement des prospections ouvertes à tous.

    Cette conférence propose une immersion dans le monde miniature et secret des mousses, à travers la présentation des principaux résultats issus des prospections menées en 2025 et 2026, et vise à sensibiliser à l’intérêt écologique et patrimonial de ces espèces.

  • Un programme d’action pour préserver un amphibien menacé : le Pélobate cultripède

    Conférence proposée par Thomas Jonet de la Fédération Aude Claire

    Programmée le dimanche 5 avril à 15h.
    Durée : 30 minutes

    Depuis 2022, la Fédération Aude Claire s’est engagée dans un grand projet en faveur du Pélobate cultripède, un petit amphibien discret mais aujourd’hui très menacé dans le département de l’Aude.

    Face à son fort déclin, l’association a décidé d’agir avec un programme d’actions. Le projet repose sur plusieurs axes, mais l’un des plus importants concerne la création de mares, indispensables à la reproduction de cette espèce.

    Grâce au soutien financier de l’Agence de l’eau, de la Réserve africaine de Sigean et du Conseil départemental de l’Aude, une trentaine de mares ont déjà été creusées ces derniers mois. Ces aménagements ont été réalisés principalement chez des agriculteurs et des communes volontaires.

    Au-delà de la protection de la biodiversité, ce projet accompagne et soutient de jeunes agriculteurs, souvent en cours d’installation, en valorisant leurs terres et leur engagement pour l’environnement.

  • Des araignées sauteuses dans l’Aude ?

    Conférence proposée par Garance Revéron du Lycée Charlemagne BTS GPN 2

    Programmée le dimanche 5 avril à 12h.
    Durée : 30 minutes

    Présentation des Salticidae présentes dans le département de l’Aude.

    Leur adaptation au cours du temps sera également évoquée (technique de chasses, anatomie, écologie), ceci accompagné de vidéos et photos démonstratives.

    Enfin, leur importance dans la nature viendrai clôturer cette conférence.

    PS : Un petit mot de fin pour sensibiliser le public à sa préservation sera également transmis (apparté sur les réseaux sociaux, étant liés intimement à la sensibilisation et à la préservation des araignées en général).

  • Le cauchemar d’une araignée : impact des mécanismes létaux d’un champignon entomopathogène

    Conférence proposée par Éllie Petit du Lycée Charlemagne BTS GPN 2

    Programmée le dimanche 5 avril à 11h30.
    Durée : 30 minutes

    Comment un champignon peut-il entraîner 100 % de mortalité au sein d’un effectif ? Quels mécanismes sous-tendent la pathogénicité d’Engydontium aranearum ?

    Contrairement aux entomopathogènes mieux étudiés du genre Gibellula, cette espèce associée à la célèbre araignée des maisons : Pholcus phalangioides, demeure largement méconnue. Les données expérimentales disponibles restent extrêmement limitées.

    Pourtant, son efficacité létale remarquable et la spécificité de son interaction avec l’hôte en font un modèle d’étude particulièrement intéressant.

    Dans cette conférence, nous sortirons cet entomopathogène de l’ombre. (Ou plutôt de la cave où il prolifère) Elle proposera une synthèse de connaissances actuellement accessibles, enrichie d’investigations et de recherches connexes. Ceci afin de mieux comprendre la dynamique de ce champignon et les transformations qu’il induit chez l’araignée qu’il colonise.

    Cette présentation mettra en lumière le fonctionnement d’un entomopathogène encore peu documenté et soulignera l’intérêt de développer davantage les études consacrées à ces champignons méconnus.

  • La Tortue Caouanne, nouvelle habitante du littoral français méditerranéen

    Proposée par Angelique Masvidal du PNRNM (Parc naturel régional de la Narbonnaise en Méditerranée)

    Programmée le dimanche 5 avril à 10h30.
    Durée : 30 minutes

    Le littoral Audois accueille déjà de nombreuses espèces patrimoniales (oiseaux, plantes, insectes, etc.), ce cortège est désormais complété par les tortues marines, qui viennent déposer leurs œufs dans le sable.

    Présentation de la Tortue Caouanne et de comment bien l’accueillir sur nos plages.

  • À la découverte des géants de la Méditerranée : Ces baleines et leur vie extraordinaire

    Conférence proposée par Françoise Breton, Anthropologue et Environnementaliste, Département de Géographie, Professeur émérite Université Autonome de Barcelone (UAB), Fondatrice du Centre de Recherche ARCTIC (UAB), Directrice honorifique du CER-ARCTIC

    Programmée le dimanche 5 avril à 10h.
    Durée : 30 minutes

    Nous vivons sur les bords de la Méditerranée, mais connaissons-nous les géants qui la peuplent et la parcourent ? Qui sont-ils ? Comment vivent-ils ? En quoi nous ressemblent t’ils ou plutôt leur ressemblons-nous, car ils étaient sur terre longtemps avant nous…

    Il est extrêmement difficile d’étudier les baleines. C’est grâce à l’association EDMAKTUB, son bateau, son équipe, des volontaires qui naviguent 24 heures sur 24, de février à novembre, pour suivre les baleines, que Françoise Breton peut vous présenter ces vidéos uniques, filmés avec un drone, qui lui servent aussi à effectuer des recherches scientifiques sur ces animaux étonnants, rorquals communs et cachalots.

    L’auteur vous expliquera aussi le rôle des baleines dans la biodiversité, spécialement en relation au plancton, en comprenant comment ces géants fertilisent les océans, permettant la vie de nombreuses espèces.

  • Sèm la beluga – Nous sommes l’étincelle

    Un film de Jacob Redman & Ana Sany – Écrit avec Lou Tilly

    Programmée le samedi 4 avril à 17h.
    Durée : 20 minutes

    Le Massif de Fontfroide est couvert de forêts de pinèdes vallonnées où veille le milan noir. Sous un soleil souvent brûlant, il porte son ombre sur l’abbaye quasi millénaire qui garde la Font Freda, la source froide. Dans ce coin de Méditerranée occitane où aurait pu naître le mythe de Prométhée, le feu joue un rôle ambivalent. L’action humaine mène, ici comme ailleurs, la Nature à sa destruction. Mais dans le sillage de l’incendie, c’est l’étincelle de la vie qui partout se répand, transformant le désert brûlé en éden pour la flore pyrophile. À travers les témoignages des habitants et usagers du massif, artistes, pompiers, scientifiques, Sèm la beluga est une immersion intime et poétique dans l’écologie du feu.

  • Pyrobat : étude de l’activité des chiroptères dans les zones post-incendie

    Conférence proposée par Raphaël Colombo, de Asellia

    Programmée le samedi 4 avril à 16h30.
    Durée : 30 minutes

    Les incendies de forêt sont de plus en plus fréquents et sévères dans le bassin méditerranéen, modifiant profondément la disponibilité des habitats pour la faune.

    Chez les chauves-souris, plusieurs suivis par GPS ont montré que Nyctalus lasiopterus est capable de parcourir de grandes distances pour chasser spécifiquement en zones récemment brûlées.

    Grace a l’étude de plusieurs dizaines de boisement incendiées entre 2007 et 2024 cette étude, vise à comparer l’activité de chasse des différentes espèces de chiroptères en forêt post incendie et en zone témoin.

    Les résultats soulignent que les zones incendiées doivent être considérées comme des habitats à enjeux écologiques majeurs pour les chiroptères, et que la conservation du bois morts doit être une priorité sur ces zones.

  • Gestion concertée des garrigues de La Plaine à Talairan

    Conférence proposée par Clementine Plassart et Inès Brilleau du CEN Occitanie

    Programmée le samedi 4 avril à 16h.
    Durée : 30 minutes

    Le CEN Occitanie travaille depuis plus de 15 ans sur le site de La Plaine à Talairan dans les Corbières.

    Ce secteur est dominé par les pelouses et garrigues méditerranéennes, avec quelques parcelles de vigne.

    La démarche d’intendance du territoire engagée par le CEN sera présentée avec l’animation foncière (convention de partenariat de gestion ou acquisition), la maîtrise des usages (convention pluriannuelle de pâturage), les diagnostics naturaliste et socio-économiques ainsi que les actions de gestion mises en œuvre.

    Un travail étroit est mené avec la commune, les propriétaires, les éleveurs et les pompiers pour maintenir ces milieux ouverts, favorables à la biodiversité, au pastoralisme et à la défense des forêts contre les incendies.

  • Les aéroports, refuges méconnus de biodiversité

    Conférence proposée par Sandrine Brevet et Cyril Dall Ava de l’aéroport de Carcassonne.

    Programmée le samedi 4 avril à 15h.
    Durée : 30 minutes

    Cette communication présente la démarche d’engagement des aéroports en faveur de la préservation et de la promotion de la biodiversité, illustrée par le cas d’étude de l’aéroport de Carcassonne.

    En partenariat avec l’association AéroBiodiversité, cet aéroport a obtenu le label AéroBio niveau 2, reconnaissant la mise en œuvre d’une gestion écologique remarquable des prairies aéroportuaires.

    Les actions entreprises visent à renforcer les continuités écologiques à travers la trame verte et la trame noire, appuyées par un suivi naturaliste fondé sur les protocoles du MNHN.

    Il s’agit de sciences participatives. Une gestion différenciée des espace contribue à la conservation de la biodiversité spécifique aux milieux ouverts aéroportuaires.

    Enfin, la démarche s’inscrit dans une dynamique de sensibilisation, à destination du grand public et des publics scolaires.

  • Protéger les milieux naturels près de chez nous : quels outils pour agir concrètement ?

    Conférence proposée par Damien Desclides de la DDTM de l’Aude.

    Programmée le samedi 4 avril à 14h30.
    Durée : 30 minutes

    Comment protéger les espaces naturels qui nous entourent ?

    Réserves naturelles nationales, arrêtés de protection de biotope, obligations réelles environnementales…

    Derrière ces noms parfois techniques se cachent des outils essentiels pour préserver faune, flore et milieux naturels.

    Cette présentation détaille différents outils de protection existants : qui peut être à l’initiative, l’étendu de chaque mode de protection, leurs avantages et leurs limites.

    À travers des exemples concrets et des explications claires, cette intervention met en lumière les leviers d’action à la disposition des collectivités, des propriétaires et des citoyens, permettant à chacun de contribuer à la préservation de la nature.

  • Migralion, ou l’étude de l’impact prévisible de l’éolien en mer sur les oiseaux marins et migrateurs

    Conférence proposée par Olivier Duriez de l’Université de Montpellier CEFE-UMR.

    Programmée le samedi 4 avril à 12h.
    Durée : 30 minutes

    La France souhaite développer la production d’électricité par l’éolien en mer. Cependant l’utilisation de cet espace par les oiseaux marins et migrateurs est largement méconnue.

    Pour mieux planifier ce développement, le programme Migralion (2021-2025) avait pour objectif d’étudier où, quand et à quelle hauteur les oiseaux marins et terrestres utilisaient le golfe du Lion, en combinant plusieurs technologies : suivis télémétriques, suivis par radar le long de la côte, et observations visuelles et par radar.

    Les résultats montrent une grande diversité d’utilisation du golfe du Lion. Les oiseaux marins fréquentent l’intégralité du golfe et les oiseaux migrateurs terrestres présentent eux des hauteurs de vol très variables mais globalement basses, souvent à hauteur de rotor. Les flux sont assez côtiers et plus concentrés à l’Ouest lors de la migration pré-nuptiale que post-nuptiale.

    Ce programme montre le besoin de poursuivre le suivi des centrales éoliennes offshores pour évaluer leur impact sur les populations d’oiseaux.

  • Détection du Putois d’Europe

    Conférence proposée par Manue Jacquot de Nature en Occitanie.

    Programmée le samedi 4 avril à 10h.
    Durée : 30 minutes

    Le Putois d’Europe (Mustela putorius) est un petit carnivore de la famille des Mustélidés.

    Connu sur la majeure partie du territoire continental, il s’est localement raréfié (fragmentation et dégradation des habitats, piégeage…).

    Sa forte régression est régulièrement notée dans diverses notes et articles naturalistes. La question de sa préservation devient donc prégnante mais se heurte à l’absence de données globales sur l’état de conservation de l’espèce.

    De la même manière, il n’existe pas à l’heure actuelle de suivi homogène sur cette espèce, d’où la difficulté de collecter des informations à large échelle.

    A partir des recherches actuellement menées, un protocole de détection, basé pour l’essentiel sur des appareils photographiques automatiques, a été élaboré afin de motiver le plus grand nombre de partenaires (bénévoles comme professionnels) à rechercher le Putois. Une carte dynamique a également été mises à disposition pour visualiser l’avancée des prospections et éventuellement cibler des secteurs.

    L’exploitation des ressources par le Putois étant très saisonnière, c’est naturellement sur ce pas de temps que le protocole a été axé. Cependant, des améliorations peuvent encore être apportée et c’est en ce sens que les premières phases de test ont permis de cibler les périodes les plus favorables à la détection de l’espèce.

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